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Le blog du label gay-friendly

“When We Rise”, récit nécessaire du combat LGBTQ

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La mini-série « When we rise », qui débarque aujourd’hui sur BeTV, revient sur la lutte de la communauté homosexuelle dans les années 1960.

A l’instar de HBO ou Netflix, les grandes chaînes américaines proposent de plus en plus d’histoires cathodiques en moins de dix épisodes. « When we rise », lancé sur ABC le 27 février et désormais sur BeTV, est un docufiction qui revient, en huit volets, sur la lutte de la communauté LGBTQ pour ses droits dans le San Francisco des années 1960. Une croisade qui a eu pour point d’orgue les émeutes de Stonewall.

On y suit la trajectoire de gens qui ont réellement existé, ainsi Cleve Jones (Guy Pearce), qui est toujours de ce monde et intégra en 1972 le mouvement de libération gay de Harvey Milk. Afro-Américain vétéran du Vietnam, Ken Jones se heurta, de son côté, au racisme de la communauté gay et fut un combattant actif dans la guerre contre le sida. Engagées sur le même terrain en tant qu’infirmière, Diane Jones et sa femme, Roma Guy (Mary Louise Parker), cofondatrice de la Maison des Femmes de San Francisco, font aussi partie de ce décor, tout comme Pat Norman, première employée de la Santé publique ouvertement homosexuelle, et incarnée par Whoopi Goldberg.

 

Les aspirations pédagogiques de Dustin Lance Black alourdissent parfois le récit, forcent quelques dialogues trop explicatifs. Sa série est, narrativement, trop sage. Mais l’énergie de ses personnages, l’émulation humaine et intellectuelle qui les agite, la réalisation lumineuse de Gus Van Sant, au plus près des visages, font de When we rise une minisérie séduisante. Au-delà de ses défauts, elle s’impose d’ores et déjà comme une oeuvre nécessaire en ces temps troubles outre-Atlantique, une leçon d’histoire, un appel à la tolérance, mais aussi à la résistance. Pas seulement à celle des LGBTQ, mais aussi celle de toutes les minorités – « et aujourd’hui nous sommes tous une minorité », explique Black – pour que cessent les divisions et que s’imposent le dialogue et le partage.

 

Source : Cinetelerevue, telerama